Mal de terre

Fabriqué, modelé, conditionné
Me voici enfin prêt,
Pour affronter la réalité,
Devenu juste une formalité.
 
Je ne suis qu’un engrenage,
Victime de ce carnage.
Spectateur de cette démolition,
Dans ce monde en transformation.
 
Laissez-moi un peu rêver,
Accordez-moi le droit de m’échapper,
D’un univers prêt fabriqué ;
Où plus rien n’est à espérer.
 
Il est donc temps pour moi,
De vous saluez une dernière fois.
Je peux dès lors m’en aller
Sans détour ni regret…

Laisser un commentaire