Le mannequin de cire
Homme de cire qui gît au fond d’un lit,
Homme sans sourire qui rit au fond de lui.
Les rides tirées, le visage oublié des années
Qui, à la mort, ne semble jamais être passées.
Des mains s’entremêlent sur le torse du mannequin
Aux traits familiers, aux traits rajeunis et apaisés.
Et pourtant tu demeures serein, corps de comédien,
Corps froids dont plus rien n’ose s’échapper,
Ni pensées ni raisons, ni souffle ni passions.
Tes yeux sont à jamais enfermés derrière ces lourdes paupières,
Tandis que moi, je serais, à jamais réfugiée derrière mes longues prières.