Archive pour la Catégorie Poèmes

Le mannequin de cire

Posted in Poèmes on mai 11, 2008 by jeanaymard

Homme de cire qui gît au fond d’un lit,

Homme sans sourire qui rit au fond de lui.

Les rides tirées, le visage oublié des années

Qui, à la mort, ne semble jamais être passées.

 

Des mains s’entremêlent sur le torse du mannequin

Aux traits familiers, aux traits rajeunis et apaisés.

Et pourtant tu demeures serein, corps de comédien,

Corps froids dont plus rien n’ose s’échapper,

Ni pensées ni raisons, ni souffle ni passions.

 

Tes yeux sont à jamais enfermés derrière ces lourdes paupières,

Tandis que moi, je serais, à jamais réfugiée derrière mes longues prières.

Posted in Poèmes on mars 26, 2008 by jeanaymard

LE MNDOE EST

EN DODERSRE ET 

PNESORNE S’EN

RNED CMOTPE… 

Posted in Poèmes on mars 26, 2008 by jeanaymard

Jésus crie et personne l’entend,

Jésus est mourrant, personne le prie…

 

Untitled

Posted in Poèmes on février 12, 2008 by jeanaymard
 
 
Amas de pensées enfouies en moi,
Amas de non-dits plus fort que moi.
Grandis, saloperie, nourris-toi de ma vie,
Renforce-toi de ma noirceur, lachetés, et pleurs.
 
Appendice puissant, prolongement génant
De tous mes vices, mes désirs et mes craintes.
Plainte enfermée, soupir enchainé, prémice hurlant
Long cris, je t’écris et te décris.
 
Ô! Mots salvateurs, je vous implore,
Vous mes amis, mes compagnes, mes soeurs.
Je vous invoque, vous mes rêves, mes espoirs, et mes pleurs.
 
Par l’écriture je te vomirais, sans autre forme de procès. 
 Mais êtes-vous aussi puissants que je l’espère ?
Je vous en conjure, sauvez-moi, mes frères…

Amitié

Posted in Poèmes on février 10, 2008 by jeanaymard
 J’arracherais le p pour ne laisser qu’un leurre,
Je subtiliserais le mou pour créer le rire,
J’enlèverais le sou pour détruire le pire,
Je combattrais le mal à n’importe quelle heure…

Mots

Posted in Poèmes on février 10, 2008 by jeanaymard
Avec vous je joue, je jongle et je rime,
Vous aligne, vous ordonne et vous rythme,
Vous mes amis, mes compagnes ou mes leurres,
Je vous admire, vous souffre et vous pleure.

Toi

Posted in Poèmes on janvier 23, 2008 by jeanaymard
Loin des hommes loin du monde,
Seul dans les ténèbres, je me promène.
Enfin ! Je comprends… je n’ai plus de haine.
Mes songes, à la manière d’ondes,
Traversent le fleuve de ma mélancolie.
 
Toutes ces années passées à t’aimer
N’ont fait que renforcer,
Cet amour dont tu te ris…
 
Je ne t’aime plus mon ange,
Tu étais ma mie,
Ma seule raison de vie.
Souvenirs et solitude se mélangent.
 
Dorénavant tu me fuis,
Dans tes bras je me réfugie,
Ce n’est qu’une trêve,
Et si tout n’était que rêve ?
 
Les larmes, le long de mon visage,
S’écoulent lentement.
Par cette blessure qui fait rage,
S’enfuis tout le sang
Qui d’amour faisait battre mon cœur.
 
Tristesse infini auras-tu donc de moi raison ?
Mon crime fut de t’aimer avec passion,
Ma peine est là, voila que je meurs !
 
Ecrasé sous tant de peine je me noies,
J’aperçois enfin un monde sans toi,
Je ne mérite que trop cette trêve,
Et si tout n’était que rêve ?

Mal de terre

Posted in Poèmes on janvier 23, 2008 by jeanaymard
Fabriqué, modelé, conditionné
Me voici enfin prêt,
Pour affronter la réalité,
Devenu juste une formalité.
 
Je ne suis qu’un engrenage,
Victime de ce carnage.
Spectateur de cette démolition,
Dans ce monde en transformation.
 
Laissez-moi un peu rêver,
Accordez-moi le droit de m’échapper,
D’un univers prêt fabriqué ;
Où plus rien n’est à espérer.
 
Il est donc temps pour moi,
De vous saluez une dernière fois.
Je peux dès lors m’en aller
Sans détour ni regret…

Humanité

Posted in Poèmes on janvier 23, 2008 by jeanaymard
J’ouvris les yeux, pour la première fois,
Dans ce monde, où les hommes sont rois.
Je l’embrassais, pour la première fois,
Sur cette terre, où les hommes gouvernent.
Je donnais la vie, pour la première fois,
En ces terres, où les hommes nous mènent.
J’errais sans but, pour la première fois,
Dans ces contrées, où les hommes se croient maîtres.
Je m’endormis, pour la dernière fois,
Dans ces pays, où les hommes, ont cessés d’être.